30.08.2008
INVASION EN MEDITERRANEE
CHANGEMENT CLIMATIQUE ET INVASION D’ESPECE EN MEDITERRANEE.
Avec les beaux jours… Heu bon je sais que les beaux jours arrivent en février ici mais ça fait plus classe que de démarrer un article par «Avec l’arrivée fin juin de hordes de touristes, blancs comme des cachets d’aspirines dans leurs grosses voitures congestionnant l’espace routier azuréen »…
Avec les beaux jours, donc, arrivait au club cette année un étrange individu, espèce méconnue de plongeur et peu rencontrée dans nos contrées, le Benoit. Pour les spécialistes de la bio : nom latin Besançonni thermoproofa et non il ne s’agit pas d’une référence à un quelconque postier candidat à la présidence de la république en doudoune.
UNE ESPECE D’EAU FROIDE
C’est une espèce que l’on ne rencontre généralement que dans les eaux froides et limpides froides des lacs français (voir de Suisse d’ailleurs). On le reconnaît facilement à une parure merveilleusement adaptée à cet écosystème ; de bonnes grosses palmes bien robustes qui lui permettent de tracter sur quelques kilomètres un congénère engourdi par le froid (le temps de trouver le prochain trou dans la glace sûrement), une combinaison semi-étanche mais doublée intérieure en peau de phoque naturelle, un gilet de stabilisation capable d’assurer une flottabilité positive à l’ensemble de la palanquée au cas où (il m’a d’ailleurs avoué avoir laissé le bi et la Wing à la maison de peur de faire un peu teckos…) et une menue lampe à tête déportée, genre de petit sabre laser sous-marin, affectueusement surnommée « percelatouille » par son propriétaire.
QUI S’ADAPTE FACILEMENT
Et oh surprise, cette nouvelle espèce s’acclimate très facilement sur nos rivages, d’Antibes à la Ciotat. Bon bien sûr, on s’adapte facilement dans un club comme le nôtre, surtout quand on a les qualités plongistico-humaines de Benoit. Mais quand même, en même pas 2 jours il avait trouvé ses marques et mis au point sa stratégie, à savoir ; 1-marquer le président à la culotte, 2- être à l’eau tous les jours et accepter de plonger dans cette infâme bouillon de culture que les indigènes appellent Méditerranée, 3- Avaler les différents exos proposés comme un affamé et 4- marquer le président à la culotte.
Et le moins que l’on puisse dire c’est que cette stratégie a payée. Après un été de préparation made in Relax Plongée, et une «petite» session finale de Niveau 4 à la Ciotat avec une équipe d’encadrant pour lui tout seul, il décrochera haut la main son N4, malgré la température de l’eau à peine supportable, devenant ainsi membre de la secte des E2 FEUFEUSSEUMEU CMAS Instructor 1*.
LE DEVENIR DE L'ESPECE ?
Avec un peu de chances, vous pouvez donc observer actuellement cette espèce d’encadrant breveté, sur les sites antibois (essayez la Fourmigue ou le Rascoui par exemple), mais pour un court moment seulement.
En effet l’appel du Nord est le plus fort et il va malheureusement pour nous, entamer sa migration automnale inversée (car je vous le rappelle, si bien des espèces d’oiseaux vont passer l’hiver au chaud en Afrique, notre Besançonni thermoproofa est une espèce bien spéciale qui prend ses quartiers d’hiver dans les Lacs des Terres Intérieures).
Bon voyage et merci Benoit ! Nous te laissons partir, heureux car nous savons que tu continues ta lancée vers une carrière professionnelle de moniteur et que tu pourras compléter la formation de tes futurs padawans, là-haut, par des anecdotes croustillantes qui leur donneront envie, à eux aussi plus tard, de venir voir les coutumes bien étranges de ces méditerranéens :
Si si je vous jure, sans lampe, à 40 mètres et sans cagoule !!!!
Bonnes bulles !
PS: 2 questions se posent cependant,
1- Qui va marquer notre président à la culotte dorénavant ?
2- Des antibois auront-ils le courage d’aller te voir dans les Lacs enchantés, pour eux aussi découvrir d’autres façons de plonger ? Remplaceront-ils leur traditionnel séjour en Egypte par une expédition plus périlleuse encore…
Note de la rédaction : L’auteur de cet article, bien que souhaitant garder l’anonymat, est bien évidemment un ex-plongeur de lac (non repenti d’ailleurs) ayant goûté aux joies des plongées techniques en combinaison humide dans de l’eau à 7°C le dimanche matin au réveil. Récemment émigré sous les latitudes azuréennes, il s’est donc permis de forcir le trait sur la vision quelque peu folklorique de certains sur d’autres contrées et pratiques. Qu’il en soit excusé.
19:46 Publié dans La vie du Club | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : benoit
04.08.2008
Notre parisienne est de retour
Chaque année, la saison estivale nous amène son flot de touristes, venus de France ou d’ailleurs, à qui nous sommes heureux de faire découvrir notre belle région et plus particulièrement nos beaux sites de plongée, pour ceux qui passent par notre club.
Cette année encore nous avons accueilli des californiens, des belges, des italiens … ainsi que des français (Oui ! Aussi !) venus des quatre coins de France. Et parmi ceux-ci, nous avons une bonne partie d'habitués, qu’ils soient belges, de Besançon, de Paris ou d’ailleurs, que nous sommes heureux de retrouver chaque année.
Pour certains, la partie n’était pas gagnée. Ils souhaitaient plonger mais n’étaient pas à l’aise dans l’eau. A force de patiente, de pédagogie, de mise en confiance, ils ont fini par passer leur niveau 1 et reviennent nous voir tout heureux chaque année. Mais je voudrais vous parler plus particulièrement de « notre parisienne ». Elle est arrivée l’année dernière, non pas par hasard puisque son frère est membre du club, et est revenue nous voir cette année. Son frère aurait arrêté la plongée entre temps qu’elle serait quand même revenue. Elle s’est découvert une passion pour la plongée en plus d’apprécier l’ambiance chaleureuse du club.
Alors comme entrée en matière, nous lui avons fait une petite excursion sur Miro où nous avons vu quelques rascasses, des mandoles, des castagnoles, des saupes, un gros banc de sars à tête noire immobile au milieu duquel nous nous sommes glissés, trois poulpes, une doris tricolore, une murène, une cigale et huit gros dentis. Mais visiblement, ce n’était pas que pour s’en mettre plein les yeux qu’elle était revenue nous voir. Elle nous avait quitté l’année dernière en nous disant qu’elle souhaitait revenir cette année pour passer son niveau 2. Et c’est ce qu’elle avait en tête.
Cependant, passer son niveau 2 sur 3 semaines, sans pouvoir plonger tous les jours, en suivant les cours, et sans se mettre le stress, ce n’est pas évident. Mais « notre parisienne » à nous est volontaire. Ainsi, elle avait révisé les cours niveau 2 toute seule pendant l’intersaison. Alors nous avons essayé. Ses efforts, conjugués à ceux de nos moniteurs ont payé. « Notre parisienne » est repartie sur Paris avec son niveau 2 en poche et une mention spéciale de notre président qui a reconnu qu’elle n’était pas dans les meilleures conditions pour le réussir et que pourtant elle l’a eut, sans aucune faveur. Un succès de plus que nos moniteurs pourront inscrire sur leur tablette. Et vous savez quoi ? A peine partie, elle pense déjà à revenir. C’est déjà prévu. Elle sera là pour un long week-end fin Août.
Espérons qu’elle ne souhaitera pas passer son niveau 3 sur le week-end ! Alors à très bientôt Fabienne.
11:48 Publié dans La vie du Club | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.08.2008
Plongée de nuit du 31 juillet
Comment bien finir ce mois de juillet ?
La question ne s'est pas posée très longtemps pour moi...en plongeant bien sûr !
Tout le monde est au rendez-vous en avance (comment çà, pour une fois ?) et a hâte de se mettre à l'eau. Les blocs sont vite chargés sur le semi-rigide et zou ! En route pour le "Cap Gros" !
Passé le petit moment de tension usuel au moment du mouillage, les palanquées se mettent tranquillement à l'eau dans une eau calme.
Un simple coup d'oeil sous l'eau permet de prédire que la plongée va être agréable:
-la visibilité est excellente,
-il n'y a pas un soupçon de courant alors que ce site est justement réputé comme très exposé aux courants,
-le bateau est parfaitement mouillé, juste au bord du tombant !
Juste sous le bateau, c'est déjà la première belle rencontre... Cet animal translucide de la taille d'une grosse courgette attire le regard. Ses tentacules vont et viennent comme autant de petits fouets capturant les malheureuses petites bestioles qui passent à sa portée. De quoi m'exercer à la photo macro ! N'étant ni doué, ni doté d'un super matos, il me faut un petit bout de temps pour obtenir une photo à peu près nette et correctement exposée...heureusement mon binôme est patient ! Il a d'ailleurs l'habitude de plonger avec un photographe biologiste (certainement le type de plongeur qui se déplace le plus lentement au fond !).
Le retour se déroule sans encombre et, après avoir rincé le matériel, il ne reste plus qu'à consigner tout cela dans les carnets de plongée !
11:57 Publié dans Recits de plongée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





