03.04.2009

Excursion à Saint-Tropez

 

DSC01595.JPGSaint-Tropez est connu pour sa pléiade de stars. Il n'y avait donc aucune raison pour que nous en soyons absents. Mais soucieux d'échapper aux paparazzis, nous y sommes allés incognito, à la recherche de quelques perles rares. Nous avons eu vent qu'un joyau y reposait par 41 m de fond : Le Rubis. Levés de bonne heure pour arriver aux aurores (9h00, c'est encore tôt !), l'émerveillement était au rendez-vous. Il fallait le mériter. Une bonne demi-heure de zodiac, de longues minutes d'attente sur le bateau secoué par les vagues, le temps de localiser notre esquif et de laisser la première palanquée s'échapper, ont failli avoir raison de l'estomac de votre rédacteur. C'est donc ravi que celui-ci a retrouvé la fraîcheur des eaux. La descente fut rapide pour profiter un maximum du spectacle. Dès notre arrivée au kiosque, une murène attendait ses visiteurs. Quelques mètres plus bas, à l'arrière du vaisseau, une raie pastenague tentait de se dissimuler à nos regards. Trop tard, dans la boite à image ! Au détour du bateau, un mérou colossal (dans les 15m du côté de Marseille, plus près des 1,5m du côté de Nice) partait se dissimuler à notre arrivée. Une autre murène, et un gros congre avaient également trouvé refuge. Sans parler de la horde des poissons qui accompagnent chacune de nos plongée : castagnoles, labres, sars ... Mais la faune ne fait que décorer la magie de cette plongée. Sous nos yeux reposait un sous-marin mouilleur de mines qui a traversé la deuxième guerre mondiale indemne pour finir sa carrière ici, en 1958, coulé volontairement. Des hommes ont partagé leurs joies, leurs peines, leur stress, leurs craintes, leurs doutes dans ce navire de 60m de long par 7m de large et 8m de haut. Il repose désormais là, dressé fièrement sur sa coque, dans le silence, chargé d'histoire. Un moment magique ! Merci à Julien d'avoir pris l'initiative d'organiser cette plongée.DSC01584.JPG

 

PS : Je vous demanderais une minute de silence pour l'appareil photo de Julien qui nous a quitté lors de cette plongée ... et 30 s. de silence pour le mien qui a connu ses premiers moments de stress. La raie pastenague est dans la boite, mais bien dans la boite. Vous ne la verrez qu'à moitié ...

30.08.2008

INVASION EN MEDITERRANEE

CHANGEMENT CLIMATIQUE ET INVASION D’ESPECE EN MEDITERRANEE.

Avec les beaux jours… Heu bon je sais que les beaux jours arrivent en février ici mais ça fait plus classe que de démarrer un article par «Avec l’arrivée fin juin de hordes de touristes, blancs comme des cachets d’aspirines dans leurs grosses voitures congestionnant l’espace routier azuréen »…
Avec les beaux jours, donc, arrivait au club cette année un étrange individu, espèce méconnue de plongeur et peu rencontrée dans nos contrées, le Benoit.  Pour les spécialistes de la bio : nom latin Besançonni thermoproofa et non il ne s’agit pas d’une référence à un quelconque postier candidat à la présidence de la république en doudoune.

UNE ESPECE D’EAU FROIDE

C’est une espèce que l’on ne rencontre généralement que dans les eaux froides et limpides froides des lacs français (voir de Suisse d’ailleurs). On le reconnaît facilement à une parure merveilleusement adaptée à cet écosystème ; de bonnes grosses palmes bien robustes qui lui permettent de tracter sur quelques kilomètres un congénère engourdi par le froid  (le temps de trouver le prochain trou dans la glace sûrement), une combinaison semi-étanche mais doublée intérieure en peau de phoque naturelle, un gilet de stabilisation capable d’assurer une flottabilité positive à l’ensemble de la palanquée au cas où (il m’a d’ailleurs avoué avoir laissé le bi et la Wing à la maison de peur de faire un peu teckos…) et une menue lampe à tête déportée, genre de petit sabre laser sous-marin, affectueusement surnommée « percelatouille » par son propriétaire.

QUI S’ADAPTE FACILEMENT

Et oh surprise, cette nouvelle espèce s’acclimate très facilement sur nos rivages, d’Antibes à la Ciotat. Bon bien sûr, on s’adapte facilement dans un club comme le nôtre, surtout quand on a les qualités plongistico-humaines de Benoit. Mais quand même, en même pas 2 jours il avait trouvé ses marques et mis au point sa stratégie, à savoir ; 1-marquer le président à la culotte, 2- être à l’eau tous les jours et accepter de plonger dans cette infâme bouillon de culture que les indigènes appellent Méditerranée, 3- Avaler les différents exos proposés comme un affamé et 4- marquer le président à la culotte.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que cette stratégie a payée. Après un été de préparation made in Relax Plongée, et une «petite» session finale de Niveau 4 à la Ciotat avec une équipe d’encadrant pour lui tout seul, il décrochera haut la main son N4, malgré la température de l’eau à peine supportable, devenant ainsi membre de la secte des E2 FEUFEUSSEUMEU CMAS Instructor 1*.

LE DEVENIR DE L'ESPECE ?

Avec un peu de chances, vous pouvez donc observer actuellement cette espèce d’encadrant breveté, sur les sites antibois (essayez la Fourmigue ou le Rascoui par exemple), mais pour un court moment seulement.
En effet l’appel du Nord est le plus fort et il va malheureusement pour nous, entamer sa migration automnale inversée (car je vous le rappelle, si bien des espèces d’oiseaux vont passer l’hiver au chaud en Afrique, notre Besançonni thermoproofa est une espèce bien spéciale qui prend ses quartiers d’hiver dans les Lacs des Terres Intérieures).

Bon voyage et merci Benoit ! Nous te laissons partir, heureux car nous savons que tu continues ta lancée vers une carrière professionnelle de moniteur et que tu pourras compléter la formation de tes futurs padawans, là-haut, par des anecdotes croustillantes qui leur donneront envie, à eux aussi plus tard, de venir voir les coutumes bien étranges de ces méditerranéens :
Si si je vous jure, sans lampe, à 40 mètres et sans cagoule !!!!

Bonnes bulles !

PS: 2 questions se posent cependant,
1- Qui va marquer notre président à la culotte dorénavant ?
2- Des antibois auront-ils le courage d’aller te voir dans les Lacs enchantés, pour eux aussi découvrir d’autres façons de plonger ?  Remplaceront-ils leur traditionnel séjour en Egypte par une expédition plus périlleuse encore…

Note de la rédaction : L’auteur de cet article, bien que souhaitant garder l’anonymat, est bien évidemment un ex-plongeur de lac (non repenti d’ailleurs) ayant goûté aux joies des plongées techniques en combinaison humide dans de l’eau à 7°C le dimanche matin au réveil. Récemment émigré sous les latitudes azuréennes, il s’est donc permis de forcir le trait sur la vision quelque peu folklorique de certains sur d’autres contrées et pratiques. Qu’il en soit excusé.

04.08.2008

Notre parisienne est de retour

Chaque année, la saison estivale nous amène son flot de touristes, venus de France ou d’ailleurs, à qui nous sommes heureux de faire découvrir notre belle région et plus particulièrement nos beaux sites de plongée, pour ceux qui passent par notre club.

Cette année encore nous avons accueilli des californiens, des belges, des italiens … ainsi que des français (Oui ! Aussi !) venus des quatre coins de France. Et parmi ceux-ci, nous avons une bonne partie d'habitués, qu’ils soient belges, de Besançon, de Paris ou d’ailleurs, que nous sommes heureux de retrouver chaque année.

Pour certains, la partie n’était pas gagnée. Ils souhaitaient plonger mais n’étaient pas à l’aise dans l’eau. A force de patiente, de pédagogie, de mise en confiance, ils ont fini par passer leur niveau 1 et reviennent nous voir tout heureux chaque année. Mais je voudrais vous parler plus particulièrement de « notre parisienne ». Elle est arrivée l’année dernière, non pas par hasard puisque son frère est membre du club, et est revenue nous voir cette année. Son frère aurait arrêté la plongée entre temps qu’elle serait quand même revenue. Elle s’est découvert une passion pour la plongée en plus d’apprécier l’ambiance chaleureuse du club.

Alors comme entrée en matière, nous lui avons fait une petite excursion sur Miro où nous avons vu quelques rascasses, des mandoles, des castagnoles, des saupes, un gros banc de sars à tête noire immobile au milieu duquel nous nous sommes glissés, trois poulpes, une doris tricolore, une murène, une cigale et huit gros dentis. Mais visiblement, ce n’était pas que pour s’en mettre plein les yeux qu’elle était revenue nous voir. Elle nous avait quitté l’année dernière en nous disant qu’elle souhaitait revenir cette année pour passer son niveau 2. Et c’est ce qu’elle avait en tête.

Cependant, passer son niveau 2 sur 3 semaines, sans pouvoir plonger tous les jours, en suivant les cours, et sans se mettre le stress, ce n’est pas évident. Mais « notre parisienne » à nous est volontaire. Ainsi, elle avait révisé les cours niveau 2 toute seule pendant l’intersaison. Alors nous avons essayé. Ses efforts, conjugués à ceux de nos moniteurs ont payé. « Notre parisienne » est repartie sur Paris avec son niveau 2 en poche et une mention spéciale de notre président qui a reconnu qu’elle n’était pas dans les meilleures conditions pour le réussir et que pourtant elle l’a eut, sans aucune faveur. Un succès de plus que nos moniteurs pourront inscrire sur leur tablette. Et vous savez quoi ? A peine partie, elle pense déjà à revenir. C’est déjà prévu. Elle sera là pour un long week-end fin Août.

Espérons qu’elle ne souhaitera pas passer son niveau 3 sur le week-end ! Alors à très bientôt Fabienne.