03.04.2009
Excursion à Saint-Tropez
Saint-Tropez est connu pour sa pléiade de stars. Il n'y avait donc aucune raison pour que nous en soyons absents. Mais soucieux d'échapper aux paparazzis, nous y sommes allés incognito, à la recherche de quelques perles rares. Nous avons eu vent qu'un joyau y reposait par 41 m de fond : Le Rubis. Levés de bonne heure pour arriver aux aurores (9h00, c'est encore tôt !), l'émerveillement était au rendez-vous. Il fallait le mériter. Une bonne demi-heure de zodiac, de longues minutes d'attente sur le bateau secoué par les vagues, le temps de localiser notre esquif et de laisser la première palanquée s'échapper, ont failli avoir raison de l'estomac de votre rédacteur. C'est donc ravi que celui-ci a retrouvé la fraîcheur des eaux. La descente fut rapide pour profiter un maximum du spectacle. Dès notre arrivée au kiosque, une murène attendait ses visiteurs. Quelques mètres plus bas, à l'arrière du vaisseau, une raie pastenague tentait de se dissimuler à nos regards. Trop tard, dans la boite à image ! Au détour du bateau, un mérou colossal (dans les 15m du côté de Marseille, plus près des 1,5m du côté de Nice) partait se dissimuler à notre arrivée. Une autre murène, et un gros congre avaient également trouvé refuge. Sans parler de la horde des poissons qui accompagnent chacune de nos plongée : castagnoles, labres, sars ... Mais la faune ne fait que décorer la magie de cette plongée. Sous nos yeux reposait un sous-marin mouilleur de mines qui a traversé la deuxième guerre mondiale indemne pour finir sa carrière ici, en 1958, coulé volontairement. Des hommes ont partagé leurs joies, leurs peines, leur stress, leurs craintes, leurs doutes dans ce navire de 60m de long par 7m de large et 8m de haut. Il repose désormais là, dressé fièrement sur sa coque, dans le silence, chargé d'histoire. Un moment magique ! Merci à Julien d'avoir pris l'initiative d'organiser cette plongée.
PS : Je vous demanderais une minute de silence pour l'appareil photo de Julien qui nous a quitté lors de cette plongée ... et 30 s. de silence pour le mien qui a connu ses premiers moments de stress. La raie pastenague est dans la boite, mais bien dans la boite. Vous ne la verrez qu'à moitié ...
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03.08.2008
Plongée de nuit du 31 juillet
Comment bien finir ce mois de juillet ?
La question ne s'est pas posée très longtemps pour moi...en plongeant bien sûr !
Tout le monde est au rendez-vous en avance (comment çà, pour une fois ?) et a hâte de se mettre à l'eau. Les blocs sont vite chargés sur le semi-rigide et zou ! En route pour le "Cap Gros" !
Passé le petit moment de tension usuel au moment du mouillage, les palanquées se mettent tranquillement à l'eau dans une eau calme.
Un simple coup d'oeil sous l'eau permet de prédire que la plongée va être agréable:
-la visibilité est excellente,
-il n'y a pas un soupçon de courant alors que ce site est justement réputé comme très exposé aux courants,
-le bateau est parfaitement mouillé, juste au bord du tombant !
Juste sous le bateau, c'est déjà la première belle rencontre... Cet animal translucide de la taille d'une grosse courgette attire le regard. Ses tentacules vont et viennent comme autant de petits fouets capturant les malheureuses petites bestioles qui passent à sa portée. De quoi m'exercer à la photo macro ! N'étant ni doué, ni doté d'un super matos, il me faut un petit bout de temps pour obtenir une photo à peu près nette et correctement exposée...heureusement mon binôme est patient ! Il a d'ailleurs l'habitude de plonger avec un photographe biologiste (certainement le type de plongeur qui se déplace le plus lentement au fond !).
Le retour se déroule sans encombre et, après avoir rincé le matériel, il ne reste plus qu'à consigner tout cela dans les carnets de plongée !
11:57 Publié dans Recits de plongée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.06.2008
Plongée de nuit du 26 juin 2008
La plongée de nuit en semaine, tout un programme...
Eteindre son PC et sortir du boulot même tard, se diriger vers le port. Préparer le matériel tranquillement en laissant le soleil descendre sur l'horizon. Pour les forcenés qui préparent leur Niveau 4, un petit 800m de nage avec palme et un sauvetage de mannequin pour garder la forme quand même. Puis glisser avec le Zodiac sur une mer toute calme. Passer entre les Yachts au mouillage et cheveux au vent, air d'iode dans le nez. déjà se réjouir de la plongée à venir.
Arriver sur le site, couper le moteur et descendre l'ancre. Se glisser dans l'eau rafraichissante alors que la lumière a quasiment disparu. Et soudain se laisser gagner par la joie simple de l'apesanteur et la découverte d'une faune et d'une flore marine toujours aussi surprenante.
C'était hier soir, et j'ai eu l'occasion de servir de chercheur-repéreur pour Mr Gilles, un fada qui est si souvent à l'eau la nuit que je suis sûr que les branchies lui ont poussé... Il nous avait d'ailleurs déjà gratifié de diaporama de dévouverte "bio". En plus cet animal est un photographe émérite.
Le résultat de cette exploration nocturne riche en rencontres (et avec une surprise de taille ...) est consultable sur son album Picasa: Là !
Et pour vous donner envie juste une tite photo, la première rencontre en arrivant sur le lit de sable au bas du tombant:
A jeudi prochain pour la plongée de nuit ?
20:07 Publié dans Recits de plongée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : plongée de nuit, bio, photos
17.06.2008
Plongée du 15 juin 2008
Plongée du 15 juin 2008 au Miro puis les 2 chameaux
Durée 52 minutes
Profondeur 22.5 m
Sur le Zodiac, après quelques explications essentielles de notre Chef sur l’indication du cap à suivre depuis le Miro, suit une grande discussion philosophique de type « vas à droite est il équivalent à laisse à gauche ? ». Nous mouillons nos combinaisons à l’aplomb du Miro.
Dans la grotte, salut rituel au Commandant Le Prieur, notre ancêtre à tous, et cap à droite, vers les 2 chameaux.
La visibilité est moyenne, mais notre compas nous y emmène sans difficulté. Les 2 masses rocheuses apparaissent enfin et nous pouvons observer Dentis, Daurades et Nudibranches.
Concentré à tester les fonctions macro de son nouvel appareil, Patrice ne voit pas un Mérou qui lui passe dessous. L’animal n’était pas farouche, les photos ont pu être prises, l’honneur du photographe en herbe (en algue ndlr) est sauf !
Retour sans difficulté, seulement dérangé par 2 poulpes qui se cachaient dans le même trou, mais pourquoi ?
Au Miro, après les photos souvenir de rigueur devant notre Commandant, remontée tranquille ; par chance le bateau était toujours là.
12:34 Publié dans Recits de plongée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.05.2008
La fourmigue, bio et photo!
Après tous les excès que nous avions commis, il fallait bien que nous plongions un jour.
Et notre heure était arrivée. C’était ce Dimanche matin, un 11 Mai. Je m’en rappellerai toujours parce que ça tombait juste après le 10 et juste avant le 12 cette année. Une belle journée était annoncée ; 23 °C, vent à 10 Km/h. Et effectivement, le temps était couvert, il faisait à peine 20 °C et le vent nous poussait à 10 Km/h. Mais nous avions rendez-vous avec le bio Gilles qui allait, en plus, nous expliquer quelques rudiments de photographie sous-marine (enfin surtout à votre rédacteur dévoué qui débute en la matière).
Qu’à cela ne tienne donc ! Rendez-vous était fixé au Port Galice. Après un petit café, nous n’allions pas nous arrêter en si bon chemin. Nous avons donc sorti quelques bonnes bouteilles (d’air). Nous les avons habillés de leur petit gilet, pour qu’elles n’attrapent pas froid, et nous leur avons fixé leur détendeur. Le temps d’enfiler notre petite laine de néoprène, de ramasser nos palmes de ces lieux, de prendre nos masques de circonstance et tout ce qui s’en suit, et nous voici embarqués vers une nouvelle aventure.
Après des heures de navigation par une mer déchaînée au milieu du brouillard et des tempêtes, après avoir affronter la mort plus de 20 fois … 20 mn plus tard, nous étions à la Fourmigue Nord. Faute de jeter notre dévolu sur un endroit, nous y avons jeté l’ancre. Notre bateau clapotait sur les clapotis. Notre grand chef, notre Dieu, notre maître à tous (notre Directeur de plongée, quoi !) entra alors en scène et dit d’une voie solennelle : « Bon ! On va plonger là ». Par ces quelques mots, toute une agitation pris naissance sur le bateau. « Tu peux me passer mes palmes ? », « Attends ! Je te ferme ta combi », « T’as pas vu mes plombs ? » … un langage codé que seuls les initiés peuvent comprendre. Une fois les palanquées formées, la plongée expliquée et les prérogatives données, il était temps de nous jeter à l’eau. L’eau était fraîche mais de manière tout à fait supportable. La visibilité n’était pas super. Il y avait beaucoup de courant et la mer était remuée. Ca ne sera pas facile pour prendre des photos.
Deux palanquées mais un même groupe pour ce début de plongée. L’attraction du bio Gilles faisait effet. Là où on ne voyait que des roches couvertes de flore, l’œil aiguisé du bio Gilles nous montrait toute une faune minuscule qui se dissimulait. Des doris dalmatiens et un spirographe (pour ceux qui ont des problèmes de vue), mais surtout, plus petits, une doris tricolore juvénile ou une doris orsiini (à préciser), des flabellines babai, une flabelline mauve, une calmella cavolini, une elysie … L’œil moins aiguisé de tous aura aperçu des labres dans un trou de roches (crénilabres occelés ?), des murènes et toute la faune traditionnelle de castagnoles, de girelles … et j’en passe. Je vous liste ça à posteriori, parce que sous l’eau, pour une bonne partie de ces invertébrés, ce n’était encore que des bébêtes. Plongée faisant, les deux palanquées prirent chacune leur route sans jamais être bien loin l’une de l’autre.
Olivier et moi poursuivions avec le bio Gilles, Gad et Marie s’en allant, palme dans la palme, vers d’autres horizons. J’observais Gilles pour sa prise de photos. Il se positionnait très près de ses sujets, se stabilisait dans le courant et prenait plusieurs prises à priori. Je tentais de reproduire la même technique. En vain ! C’est fou comme c’est flou ! Entre la mise au point et le déclenchement de mon appareil, un laps de temps trop important s’écoulait et je ne photographiais plus là où j’avais fait la mise au point. Trop près du sujet, je « brûlais » la photo. Trop loin, un voile de particules portées par le courant apparaissait entre le sujet et l’appareil ; de plus, le sujet était minuscule au milieu de la photo … Bref, ça n’était pas gagné ! Et alors qu’on avait le sentiment d’avoir passé peu de temps dans l’eau, il était déjà 23m 51 mn quand nous avons rejoint le pont de notre navire (ça fera plaisir au chef que j’utilise ces termes de marine pour son bateau). L’entraide aidant, tout le matériel remonté, tous hissés sur le pont et l’ancre levée, et nous retournions au port, chacun redéroulant le film de sa plongée, faisant part de ses découvertes et des difficultés rencontrées afin de trouver conseil. Et c’est au port, après avoir débarqué et nettoyé le matériel que Gilles visionnera mes photos et me livrera quelques bons conseils pour régler mon appareil et tenter de palier aux difficultés rencontrées. Il ne tiendra qu’à moi de les appliquer, de les affiner et de m’améliorer lors des prochaines plongées. Quels sont ces bons conseils ? La suite au prochain numéro …
Patrice
19:23 Publié dans Recits de plongée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, photo





